Serge

Le Brésil soit tu l’aimes, soit tu le quittes

(Le Christ à Rio de Janeiro - Crédit photo: bossa67/ Wikimedia Commons)
(Le Christ à Rio de Janeiro – Crédit photo: bossa67/ Wikimedia Commons)

Les brésiliens sont un peuple hospitalier, peut-être même le plus généreux au monde. C’est ici le seul endroit au monde où la mère d’un de tes collègues de classe peut t’offrir une de ses maisons parce qu’elle sait que tu n’as pas les moyens de te payer un appartement.

C’est le pays où tout le monde est heureux parce que le soleil brille chaque jour avec la même splendeur. Les riches et le pauvres fréquentent les mêmes plages, et il n’y a jamais eu ici de régicide.

On dit aussi que Dieu est brésilien, et ce malgré le fait que le pape soit argentin. Entre deux plaisanteries, la présidente de la République l’a rappelé lors d’un déplacement en Europe: « O Papa é argentino mas Deus é brasileiro ».

Mais ce beau pays est aussi celui de l’intolérance, du racisme, de la discrimination la plus cruelle et de la xénophobie. Une xénophobie masquée et niée; un peu comme tout ce qui peut nuire à la réputation de ce magnifique pays.

Avec un brésilien, il ne faut jamais être sincère, c’est presque de l’impolitesse. Si vous, étranger, critiquez le roi Pélé ou la Seleção; si vous osez nier la grandeur – naturelle – de ce géant d’Amérique, une réponse vous attend: « le Brésil, soit vous l’aimez soit vous le quittez ».

Brasil, ame-o ou deixe-o! 

Cette formule a été forgée pendant la dictature. A l’époque, elle était destinée aux militants de gauche qui défendaient un retour à la démocratie et la fin du régime militaire, aujourd’hui elle s’adresse systématiquement à ceux qui critiquent certains aspects négatifs du pays.

Je trouve cette phrase d’une extrême violence car elle nie à chacun le droit et l’autonomie de la pensée.

L’idée de cet article m’est venu en lisant un texte de Limoune.


Arthur Zanetti changera-t-il de drapeau?

(Médaillé d'or à Londres, Zanetti peut changer de nationalité - Crédit Photo :  Valterci Santos/AGIF/COB - Flickr.com)
(Médaillé d’or à Londres, Zanetti peut changer de nationalité – Crédit Photo : Valterci Santos/AGIF/COB – Flickr.com)

Médaillé d’or aux JO de Londres, cet athlète qui s’est fait par lui-même; ce self made man digne de l’âge d’or du libéralisme est pret à changer de patrie. Le « champion des anneaux » est en passe de changer de pays espérant plus de reconnaissance d’un éventuel pays d’accueil.

Le gymnaste brésilien avait créé la surprise à Londres en remportant la première médaille d’or de l’histoire de son pays dans cette discipline devançant son concurrent chinois.

Si dans un autre pays cela lui aurait valu des jours de gloire et de préstige. Au Brésil, Zanetti doit faire face à la dure réalité de ce sport périphérique. Très peu valorisé par les autorités, la gymnastique ne fait pas vivre ses champions au pays de la samba et du football.

Le changement de nationalité est plus controlé dans un sport comme le football où il est impossible d’évoluer dans plus d’un pays. La FiFa est très stricte sur ce point quitte à soulever la polémique notamment dans les fédérations africaines. De son côté, le CIO est bien plus fléxible dans son reglèment, et c’est tant mieux.

Pour Jacques Rogge président du CIO, il s’agit d’une question de souveraineté tant de l’athlète que des pays concernés. Arthur Zanetti est donc libre de demander une nouvelle nationalité à moins de quatre ans des JO de Rio. 

Depuis son retour de Londres, le gymnaste brésilien s’entraîne dans les mêmes conditions précaires d’avant.

Avec la répercussion de ses avoeux, on attend de voir si les autorités regarderons d’un meilleur oeil ces athlètes qui portent haut l’étendard de leur pays.

 

 


Je suis comme ma mère, j’aime les clichés

 

(voyager léger, c'est respecter certaines normes comme sur la photo ci-dessus. @ Serge Katembera)
(voyager léger, c’est respecter certaines normes comme sur la photo ci-dessus. @ Serge Katembera)

 

#DakarMondoblog c’est fini. Mais je vous promets de publier encore quelques articles sur mon incroyable aventure, vous faire découvrir mes expériences dans la capital sénégalaise. Disons que ce sera le mois dakarois sur Carioca Plus. Et comme disait l’autre, c’est gratuit!

J’ai eu l’excellente idées de regarder l’un des tout derniers films de Georges Clooney – en l’occurrence Up in the air – juste avant de voyager pour Dakar. Le film est assez sobre excépté certaines scènes dramatiques où le personnage principal doit démettre des milliers d’employés tout en leur proposant une sorte de retraite volontaire ou chômage forcé avec quelques “avantages financiers”. C’est le somum de la crise économique de 2008.

Mais l’intérêt principal de voir le film avant mon départ, c’était le fait que Clooney voyage trop, mais alors trop… il a d’ailleurs un objectif assez curieux qui consiste à atteindre un nombre considerable de miles qui feront de lui une légende dans le cercle restreint des passagers qui ont leurs noms repris sur les bords de l’avion. En gros, son chiffre s’élève à presque 100 millions de miles.

Et donc, il y a une scène très marrante où Clooney explique sa méthode pour se déplacer rapidement dans les aéroports et ne pas perdre de temps avec le check in, les controles des passagers, etc. Il faut dire que depuis le 11 septembre, les mesures sécuritaires ont radicalement évolué à un dégrès qui frise la paranoïa.

George Clooney explique que pour éviter ces contretemps, il voyage toujours avec le strict minimum sur lui, c’est-à-dire, un sac de main, une petite valise d’un peu moins de 10 kilos. Le tout étant d’éviter de mettre ses bagages en soute car cela vous fait perdre au moins 30 minutes, dans le meilleur des cas.

Ensuite, n’oublier pas ces petits details: ne vous mettez jamais derrière un arabe dans un aéroports, ils sont  systématiquement fouillés au hazard, encore du temps perdu. Éviter aussi les familles trop nombreuses, les viellards, les femmes enceintes, les enfants, etc. C’est un stéréotype ça, ce truc avec les árabes? Oui, selon Clooney. Mais il est comme sa mère, il aime les clichés et les stéréoypes parce qu’ils sont très rapides.

(O. R. Tambo Int. lundi soir; Crédit photo: Serge Katembera)
(O. R. Tambo Int. lundi soir; Crédit photo: Serge Katembera)

Alors le truc qui fonctionne toujours, c’est de se placer du côté des asiatiques, ils sont toujours très légers, ils portent des chaussures sans lacets ce qui est plutôt pratique dans un aéroport. Pour les chaussures, je confirme. Ils sont tellement malades les asiatiques qu’ils écrasent leurs belles chaussures comme s’il s’agissait des babouches de ces dames. Mais le truc des asiatiques s’arrète à São Paulo parce qu’ici si vous voyez un asiatique, c’est qu’il est japonais et donc brésilien… vous avez compris? non? On expliquera un autre jour… Bref, il rentre pas dans les normes.

 Mais tout ça ne compte pas pour les femmes, apparemment elles doivent transporter beaucoup de produits cosmétiques, et c’est pas négociable.

Ceci dit, un petit phénomène peut toujours bouleverser votre plan. Rien que pour le trajet Joanesburg-São Paulo qui me ramenait à la maison, j’ai eu ma dose de bizarreries. D’abord, j’étais assis derrière un gros con paulista qui se prenait pour le centre de la terre comme tout paulista qui se respecte; tiens, les stéréotypes ça marche toujours. Il n’a pas arreté de pleurer jusqu’à ce qu’on lui trouve une place en business class. Et il a même pas payé pour.

Ensuite, plus tard dans le ciel, je vois une jeune femme somnanbule marcher dans le couloir tentant d’imiter un cheval de la cavalerie royale de Londres… énorme!

C’est pas tout. Il y avait aussi ce couple qui ne parlait qu’anglais, la femme est enceinte, l’homme a une belle queue de cheval; le couple parfait jusqu’à… ce que je sois réveillé par des fucking, shit et des gifles. Et oui, je ne revais pas, on était bien dans l’avion et le jeune homme à la queue de cheval se faisait bien tabasser et insulter par sa femme. Alors la question que je me pose: qu’a-t-il donc fait dans cet avion pour énerver sa femme à ce point là?. 

Je termine là. C’est un peu avant de prendre l’avion pour São Paulo. Une fois encore j’ai la preuve que l’Afrique reste l’Afrique peu importe des progrès. Comme je parle un peu anglais, j’avance vers le controle et une femme de la sécurité me demande de l’aider avec « quelque chose ». En fait, il y a une passagère congolaise qui va aussi à São Paulo, elle vient de tomber dans le piège de la douane sud africaine. Sur son visa, il est écrit qu’elle sejournera au Brésil jusqu’au 16 mai, cependant sa réservation d’hotel va jusqu’au 3o mai. Ce petit détail lui coûtera 50 dollar sinon l’agent de sécurité ne la laissait pas prendre l’avion.


Le Brésil à Dakar

Sacrée coïncidence! L’ambassade du Brésil au Sénégal se trouve en face de l’Agence Universaitaire de la Francophonie, notre lieu de pèlerinage à Dakar. Tous les jours, j’allais à l’AUF pour travailler avec les autres blogueurs, suivre des cours, des ateliers et chaque jour je me sentais chez moi parce que le Brésil était juste à Côté. Tout le monde n’a pas eu cette chance.

(Ambassade du Brésil au Sénégal. Crédit photo: Serge Katembera)
(Ambassade du Brésil au Sénégal. Crédit photo: Serge Katembera)

Pourtant je ne suis jamais allé les voir parce qu’on avait pas le temps pour autre chose. j’étais un peu étonné par la structure imposante de l’ambassade, après tout le Sénégal n’est pas le plus grand partenaire économique du Brésil en Afrique, même si mon pays d’acceuil a été à l’honneur sur les terres de Senghor lors du Festival Mondial des Arts Noirs (FESMAN). Reportage RFI.

Le Brésil a également son histoire écrite dans le sang qui coula sur l’île de Gorée, aujourd’hui lieu touristique; ce qui est un défaut dans un certain sens car la profondeur des faits est souvent reduite en spéctacle pour touristes.

(Visite à la maison des esclaves à Gorée. Plusieurs esclaves sont partis d'ici avant d'arriver au Brésil. Crédit photo: Serge Katembera)
(Visite à la maison des esclaves à Gorée. Plusieurs esclaves sont partis d’ici avant d’arriver au Brésil. Crédit photo: Serge Katembera)

Dakar est le centre culturel d’Afrique de l’Ouest, en ce sens les évenements ne manquent pas pour confirmer ce status. Pendant la même semaine  du  DakarMondoblog il se tenait dans la capitale sénégalaise la Start Up Week-end avec le concours de JokkoLabs. On peut donc dire que Dakar tient son rang.

C’est là-bas qu’on invente Ndakaaru, une application sur la géolocalisation de Dakar, une passion de la ville à être partagée.

(Présentation de l'Application Ndakaaru aux blogueurs. Crédit Photo: Serge Katembera)
(Présentation de l’Application Ndakaaru aux blogueurs. Crédit Photo: Serge Katembera)

J’ai assisté à une conférence pendant la Start Up Week-end , et j’ai eu une rencontre exceptionnelle. Je m’attendais à tout sauf à voir un groupe de Capoeira à Dakar, même si on dit que le sport s’exporte dans plus de 120 pays.

(Le groupe de Capoeira qui s'entraine à côté de la Start Up Week-end. Crédit photo: Serge Katembera)
(Le groupe de Capoeira qui s’entraine à côté de la Start Up Week-end. Crédit photo: Serge Katembera)

 

 

Cet exercice s’appelle une roda de capoeira… l’unité d’un groupe de capoeira est visible grâce à ce cercle.

 

(Roda de capoeira à Dakar. Crédit photo: Serge Katembera)
(Roda de capoeira à Dakar. Crédit photo: Serge Katembera)


Jupiter: « Ich bin ein Berliner and the world is my land »

Je n’aurai jamais connu Jupiter et sa bande Okwess International sans cette formation Mondoblog à Dakar avec le parainage de RFI (Atélier des Médias) et l’Agence Universitaire de la Francophonie et d’autres partenaires. Jupiter est un chanteur plein de talent et d’originalité, sa musique déborde d’énergie.

Quand on est loin de son pays on cherche partout des signaux qui nous rappellent nos origines alors lorsque l’on tombe carrément sur un groupe de musiciens congolais qui se produit à l’IF de Dakar, ça fait vraiment chaud au coeur.

J’ai senti une certaine malice dans ses thèmes – à Jupiter – , comme s’il se moquait un peu de tout le monde dans le bon sens bien sûr , surtout des blancs présents, mais ça c’est un truc de congolais, peut-être étais-je le seul à m’en rendre compte. Son côté rebelle je crois. Avec ses thèmes si originaux et sa façon de les traiter; entre “Ba pasi” (la souffrance) et “Ich bin berliner…” Jupiter défie la norme, les faiseurs de lois et de consciences…

Dans cette musique congolaise que j’ai découvert à Dakar, il n’y a aucune trace de Franco ou de Simaro, ni même celle de Madilu. Jupiter trouve sa propre voix qui n’est pas non plus celle des Fally et Ferré. Et pourtant comme tout cela a plu.

Il y a quelque temps, Fally lançait son dernier álbum que j’avais décidé de boycotter parce que pour moi, il avait totalement renié l’histoire de la rumba. Jupiter a fait que je me remette en question une seconde: mon obsession pour la rumba ne fait-elle pas perdre des tas d’autres choses qui sont également très belles?.

(La talentueuse Nelly qui acompagne Jupiter. Crédit Photo: Serge Katembera)
(La talentueuse Nelly qui acompagne Jupiter. Crédit Photo: Serge Katembera)

A côté de Jupiter, il y avait Nelly. Cette petite diablesse si séduisante lorsqu’elle est sur scène. Ses coups de hanches envoutants, son regard aggréssif, ses cheveux fous qui me rappellent les miens font d’elle une artiste à part entière.

Il y a d’ailleurs chez Nelly quelque chose de très similaire à Jupiter. Peut-être cet aspect si sauvage et brutal. J’ai senti en eux la souffrance de mon pays mais également l’espoir qui nous fait continuer, même si notre pays ne nous appui que très peu. Ils sont aussi des Rachez Mwanza.

(Nelly et ses hanches. Crédit photo: Serge Katembera)
(Nelly et ses hanches. Crédit photo: Serge Katembera)

Je n’ai finalement rien dit sur leur style. Pendant tout le temps qu’a duré le concert j’ai pensé à un ami congolais qui vit à Maceio – au Brésil – , c’est tellement curieux comme il a le style de Jupiter et la même voix. Mon pays est vraiment bouré de talents, et peut-être qu’on retrouvera notre position de phare de la musique africaine.

(Le groupe de Jupiter à Dakar. Crédit photo: Serge Katembera)
(Le groupe de Jupiter à Dakar. Crédit photo: Serge Katembera)

https://www.youtube.com/watch?v=BF7VQblzSBQ

 

 

C’est ça mon pays!


Contestation politique sur les murs de Dakar

(dakaroise près d'un tag: crédit photo Serge Katembera)
(Dakaroise près d’un tag: crédit photo Serge Katembera)

 

Considéré comme un modèle de stabilité politique en Afrique, le Sénégal est également un pays où le clivage idéologique est très marqué. Les dernières élections qui ont vu Abdoulaye Wade être éjecté du pouvoir ont mobilisées les médias internationaux; quelques mois après le début de son gouvernement  Macky Sall est déjà très contesté.

Les dakarois sont très politisés et ils le font savoir sur tous les murs de la ville. Des murs qui racontent des histoires et servent directement de mirroir pour des différentes expressions idéologiques, mais ils sont aussi un espace de contestation politique. C’est sous les ponts et le long de la corniche que les inscriptions politiques sont le plus remarquables (Promenez-vous sur la côte ici).

(tag contre Macky Sall, Crédit photo: Serge Katembera)
(Tag contre Macky Sall, Crédit photo: Serge Katembera)

 La ville de Dakar fait honneur à sa réputation qui en fait un centre culturel en Afrique de l’Ouest, mais également une référence régionale de tolérance religieuse et de pluralisme politique. La liberté d’expression n’est peut être pas au même niveau qu’en occident; la présence des graffitis sur les murs étant peut être le signe de l’absence d’espaces de contestation politique institutionnalisés. Néanmoins, Dakar semble être le symbole visible de l’esprit démocratique du pays.

Il faut aussi reconnaitre que le gouvernement de Sall permet à l’opposition politique de se manisfester librement même quand cette dernière utilise des langages peu recommandables dans une démocratie (Voir la photo ci-dessous)

(dans un pays où l'homosexualité est très mal vue, Macky sall fait souvent l'objet de provocation homophobe: Crédit photo: Serge Katembera)
(Dans un pays où l’homosexualité est très mal vue, Macky sall fait souvent l’objet de provocation homophobe: Crédit photo: Serge Katembera)

Dans un pays où l’homoséxualité est pénalement reprimée par la loi, un fait courant dans les rues de Dakar est de taxer certains politiques d’homosexuels en s’appuyant sur un discours souvent moqueur et xénophobe. Macky Sall en est peut être la principale victime.

 

Les graffitis politiques de Dakar racontent des histoires, on peut donc en recenser quelques unes:

 

(une affiche demande la libération d'un jeune leader socialiste de Dakar: crédit photo: Serge Katembera)
(Une affiche demande la libération d’un jeune leader socialiste de Dakar: crédit photo: Serge Katembera)
  • Barthélémy Diaz ou simplement Barth est le responsable  du mouvement des jeunes du Parti Sosialiste Sénégalais (PS), parti politique fondé entre autre par Léopold S. Senghor et dont l’actuel Sécretaire Général de la Francophonie Abdou Diouf est une ancienne figure emblématique. Diaz a été incarcéré pendant au moins trois mois après avoir été accusé de meurtre à la suite d’un incident à l’arme à feu devant son domicile où une foule s’était aggloméré.

 

(une dakaroise est plutôt d'accord avec cette inscription, crédit photo: Serge Katembera)
(Une dakaroise est plutôt d’accord avec cette inscription, crédit photo: Serge Katembera)
  • Macky Sall veut tuer Karim est une référence au fils d’Aboulaye Wade actuellement impliqué dans une affaire de corruption. On fait état de 174 milliards de francs CFA détournés. Les partisans de Karim Wade contestent le dénouement du jugement et le font savoir en inscrivant des textes sur tous les murs de la ville. C’est intéressant de noter que certaines personnes sont plutôt d’accord avec le sors de “l’ancien prince” du Sénégal.

 

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  • Un leader réligieux Cheik Bethio considéré comme une divinité dans certains milieux fondamentalistes , décide de faire expulser des jeunes fanatiques de sa résidence. La situation dégénére rapidement en une bagarre qui aura un bilan de deux morts. Cheik Bethio fait entérrer les morts sans en informer la police. L’un d’entre eux serait mort asphyxié puisque l’autopsie a révélé la présence du sable dans les poumons de la victime. Celui qui est aussi appelé « le marabou » est mis sous examen judiciaire attendant son jugement en prison temporaire. Par la suite, Cheik Bethio a été diagnositiqué d’un cancer qui lui permet d’attendre son jugement en liberté provisoire en France. Ce qui pousse une partie de la population à croire que le crime restera impuni. De leur côté partisans du Cheik dénoncent une certaine arbitrarieté dans la procédure.

 

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Pendant ma virée sur Dakar  j’ai constaté que les graffitis politiques se concentrent sur la côte, près de la corniche et dans les quartiers riches; ce qui laissent croire que ces messages s’adressent à une catégorie sociale spécifique et peut être même aux étrangers. Le fait est que sur les murs du marché HLM de Dakar il est rare de trouver des textes  avec un contenu politique.

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  Contrairement aux idées reçues en Afrique où on a tendance à croire que le pluralisme idéologique est dangereux pour la stabilité des régimes, au Sénégal et particulièrement à Dakar c’est cette diversité politique qui fait la force d’une société marquée par la tolérance.


Pourquoi ça marche en Afrique du Sud

Certes, l’Afrique du Sud est le maillon faible des Brics mais les progrès effectués depuis la 2008 lors de mon dernier passage à Tambo International sont remarquables.

1. Structure: si je devais comparer Tambo Int. à Guarulhos je dirai que l’aéroport sud africain gagne par le score fleuve de 50 – 1 face à son homologue brésilien. Un score de rugby n’est-ce pas? Note: 8,5/10

2. Langue: c’est sure que la Coupe du Monde en 2010 y est pour beaucoup. Un exemple, en 2008 les stewards ne parlaient que leur pauvre anglais, or aujourd’hui ils sont nombreux à bredouiller un portugais plutôt généreux. Note: 6,5/10.

3. Ponctualité: après ma salle expérience à João Pessoa où le vol a pris une heure de retard, j’étais inquiet quant à ma conncetion pour Dakar, mais ces sud africains font honneur à leur héritage britanique. Je suis arrivé à l’heure exacte qui figurait sur mon Boarding Pass. Note: 9/10.

4. Information: l’anglais est toujours la langue impériale sur les affiches mais au moins personne ne se perd, tout étant absolument clair et précis… mais quand même, ils sont malains ces sud af. , ils vous créent un ittinéraire en forme de zigzag – sans vous éloigner du trajet – pour vous faire passer obligatoirement par la centaines des Stores où l’on vend presque tout. L’expérience fait que je n’achete jamais rien dans un aéroport. A cause de ce labyrinthe j’ai mis 25 minutes pour arriver au Gate 14 pour Dakar. Note: 7,5/10.

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Peaux de zèbres dans un magasin sud-africain (Crédit Photo : Serge Katembera)

 5. Le bémol: alors là chapeau, on ne s’y trompe pas, nous sommes bien em Afrique. A peine je passe par le controle des bagages qu’une jeune femme me demander un souvenir ramené exprès du Brésil pour ses beaux yeux…. évidemment elle veut un peu de discrétion, donc je lui file mês écouteurs de South African Airways. Aux toilettes de Tambo Int. , la scène se répète. Je me demande dans un premier temps pourquoi le néttoyeurs reste dans les locaux pendant que les passagers se refont une beauté. À ma sortie j’ai eu ma reponse: il me demande quelques pièces, je lui donne 2 dolor et vite fait le sourire… Hervé Penot de l’Equipe avait bien raison en racontant sur son blog certaines pratiques en Afrique du Sud, à l’occasion il vouvrait la CAN 2013.

Ah oui, j’oubliais. Pour rendre hommage à Cristiano Ronaldo j’ai acheté un Nivea For Men et un liquide d’hygiène bucale, malheureusement j’ai été obligé de m’en défaire à Guarulhos (SP) avant d’embarquer pour Joanesbourg. J’auria dû écouter quelqu’un…

Moyenne: 8,7/10.

A bientôt pour la note de Dakar…


Aéroports brésiliens: les notes avant la Coupe du Monde

J’ai pensé à un vieil ami journaliste – brésilien vivant à Bristol (USA) – avant d’écrire ces lignes. José Werneck est très critique vis-à-vis de son pays; à quelques mois de la Coupe de Confédérations mais surtout à un an de la Coupe du Monde, j’ai testé les aéroports du pays du roi Pélé lors de mon départ vers la formation Mondoblog à Dakar.

1.Ponctualité: mon vol initial devait partir de João Pessoa à 15 h 25, une promesse de la compagnie aérienne, et pourtant nous avons eu presque 45 minutes de retard. Si je m’arrange pour arriver à l’heure à l’aéroport, ces “princes de l’air” devraient au moins honnorer leur parole. Voilà que j’arrive à São Paulo avec une heure de retard. Heureusement que ce n’est pas à Johannesburg où je dois effectuer une connection dans un intervalle de 2 heures. Mais, chaque chose en son temps, je testerai également Johannesburg. Note: 4/10.

2.Service à bord: une première observation. Ces hôtesses de l’air et ces stewards, je parie qu’on les sélectionne sur un critère de beauté. Franchement, ils sont tellement beaux que ça devient choquant et assez artificiel. Heureusement encore, leur service est irréprochable. Un steward n’a d’ailleurs pas hésité à réprimander un passager têtu – la trentaine – qui maintenait sa tablette tactile allumée même après la consigne générale de les éteindre. Ah, je reconnais bien là les Brésiliens, tous gâtés et mimés. Il faut leur apprendre l’autorité ma foi. Note: 7/10.

3. Guarulhos: Oulala , ce géant aux pieds d’argile. Moi qui croyais que les choses allaient s’améliorer depuis 2008, c’est raté. Toujours cette même fragilité du service d’information, le personnel chargé d’orienter les passagers parle uniquement portugais. Bon, encore heureux que j’aie bien assimilé mes cours depuis ce temps. N’empêche, j’ai quand même pris 45 minutes au moins avant de trouver le lieu du check-in de ma compagnie.

Mais alors qu’est-ce qui marche ici? J’ai envie de dire: rien! A mon retour de Dakar, je testerai leurs capacités de polyglottes à ces brésiliens. Note: 6/10.

Moyenne génerale: 5,7/10.

                                                                                                                                                                                                   São Paulo.

La chronique continue…