La retraite d’un autre roi

http://imortaisdofutebol.com/2013/08/18/selecoes-imortais-turquia-2002-2003/Simulation de Rivaldo contre la Turquie au Mondial de 2002
http://imortaisdofutebol.com/2013/08/18/selecoes-imortais-turquia-2002-2003/

Simulation de Rivaldo contre la Turquie au Mondial de 2002

Encore une « Chronique du Mondial » sur Carioca Plus. Et pour ce jour, on s’intéresse à un personnage qui a certainement marqué l’histoire de la Coupe du Monde. Rivaldo, le « roi de Récife » a annoncé sa retraite à 41 ans. Une vie marquée par une passion: le football. C’est donc une boucle qui se referme sur la seleção brasileira comme un passage de témoin générationnel, la lignée des « Ro-Ro-Ri » peut enfin laisser la place aux Neymar et Lucas.

Ils ne sont pas nombreux à pouvoir se vanter d’avoir joué comme professionnel avec leur fils. C’est un autre exploi réalisé par ce natif du Pernanbouc, jusqu’á très récemment joueur et président du club Moji Miri de São Paulo.

Il s’y est illustré récemment en débarquant son entraineur sur Instaram: une première mondiale…

Rivaldo est considéré comme un roi dans l’était du Pernambuco, nordeste du Brésil, où il débuta sa carrière à 19 ans dans le club de Santa Cruz habitué à la deuxième division, mais qui a la particularité d’être le champion du remplissage des stades année apès année: ce club qui compte des millions de suporters fanatiques est celui qui bat  les recors des publics toutes divisions confondues. Une anomalie dans le football brésilien, mais qui révèle tout de même que dans ce pays de l’improvisation, la passion pour ce sport dépasse toute logique capitaliste.

Son passage dans le club de Palameiras reste un moment marquant de sa carrière, car au milieu des années 1990 il forma une armada invincible aux côtés des Roberto Carlos et Edmundo « l’animal », tout cela grâce aux millions du groupe italien Parmalat.

Dans l’histoire de la Coupe du Monde, Rivaldo est surtout « LE » grand numéro 10 de la Seleção depuis Zico, au moins, car ni Ronaldinho, ni Kaka n’ont eu le même rendement avec l’équipe nationale qu’en Club.

http://www.dailymail.co.uk/sport/football/article-1026105/EXCLUSIVE-What-superstars-say-Scolari.html

Rivaldo a porté le Brésil en 1998, en France, mais surtout en Corée du Sud et au Japon. 2002, le mondial asiatique où Ronaldo s’illustra avec une coiffure futuriste, où le Sénégal de Fadiga et Diouf faisait des paris « intéressants » dans les magasins de Séoul… mais c’est bien Rivaldo qui fut l’architecte de la victoire des hommes de Felipe Scolari. 5 buts marqués et  un leadership indiscutable: Rivaldo est bien le roi du mundial 2002 et pas Ronaldo.

Mais de l’avis d’Anterro Greco, spécialiste et commentateur de ESPN Brasil, Rivaldo n’avait pas la tête du métier: « plusieurs fois, Rivaldo n’a pas fait la Une des journaux parce qu’il était laid », rappelle-t-il. Ce n’est pas moi qui vais en douter.

On raconte aussi que parce qu’il était originaire du Pernambuco, région assez marginalisée sur l’échiquier national, Rivaldo n’a pas eu les honneurs qu’ils méritait comme son ami Ronaldo pour qui la fédération a organisé un match d’adieu…

On rappelera enfin, son passage de presque deux ans dans un club africain, en Angola où il est allé vivre une dernière fois sa passion pour le football.

http://www.youtube.com/watch?v=JXwZzHrRPxo

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Serge
Serge Katembera est congolais, diplomé en journalisme. Doctorant et chercheur en Sociologie des Nouveaux Médias à l'Université Fédérale de Paraíba au Brésil. Il est l'auteur d'articles publiés dans des révues académiques brésiliennes et internationales.
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