Chronique du mondial (2) : sans Platini et Six, la France a perdu

http://www.flickr.com/photos/storiedicalcio/6344629461/sizes/m/in/photostream/Michel Platini et Michel Hidalgo, deux légendes du football français. Crédit photo: Storiedicalcio on Flickr
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Michel Platini et Michel Hidalgo, deux légendes du football français. Crédit photo: Storiedicalcio on Flickr

En 1977 la France a fait une tournée sud américaine qui devait s’achever avec le plus grand défi pour une équipe de football à l’époque, affronter le grand Brésil de Rivelino,   Paulo César Caju et Toninho Cerezo. Mais cette France là avait Platini, Six (buteur) et Lacombe. Un après-midi au Maracanã, un match nul historique avec une saveur de victoire pour les bleus.

Le Brésil était bien supérieur à la France, il faut l’admettre. Rivelino, idole de Corinthians (mon club préféré au Brésil) était un joueur extraordinnaire du même niveau que Maradona. Il avait trouvé Cerezo au milieu de la défense des bleus par une passe en profondeur avant que celui-ci ne croise le ballon pour Roberto Dinamite, 2-0. Par un miracle, la France égalisait d’une tête de Trésor alors que Six avait réduit le score quelques minutes plus tôt, 2-2.

Paulo César Caju avait une expérience française dans son CV après avoir passé une saison à Marseille (OM) entre 1974 et 1975 avec un certain Jairzinho. L’ancien marseillais est resté très fluent en français et le montre chaque fois qu’il passe sur un média en France. On pourrait trouver d’autres histoires similaires liant le football brésilien et français.

Les « Brésil x France » sont toujours épiques comme l’expliquait Platini en 2004.

2013, ni Platini ni Giresse n’étaient là, encore moins Ribéry. Une équipe de France en plein doute et remaniée ne pouvait inspirer aucun espoir à ses supportaires, pour moi c’était juste l’occasion de voir défiler le maillot tricolore sur la pelouse de l’Arena Grêmio de Porto Alegre. Mais même ce maillot est dénaturé par le nouveau sponsor.

Une histoire reste à construire pour cette jeune équipe même si rien ne laisse entrevoir un futur radieux comme celui du carré magique. En 1977, les hommes de Michel Hidalgo commençaient une belle aventure marquée quelques années plus tard par un sacre européen et l’élimination – en 1986 – de la belle équipe brésilienne en Coupe du Monde.

Platini, Genghini, Giresse et Tigana ont rivalisé avec Zico, Sócrates, Junior et Falcão. Un tel destin n’est pas prévu pour la nouvelle génération bleue.

La seleção, pour sa part peut se leurrer avec cette victoire (3-0), cependant l’adversaire était bien trop faible. Mais comme on dit: « au royaume des aveugles, les borgnes sont rois »

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Serge
Serge Katembera est congolais, diplomé en journalisme. Doctorant et chercheur en Sociologie des Nouveaux Médias à l'Université Fédérale de Paraíba au Brésil. Il est l'auteur d'articles publiés dans des révues académiques brésiliennes et internationales.
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5 Commentaires

  1. Serge je sais bien que tu adore le kaiser Ribery mais de là à vouloir qu’il joue avec Platini , tu exagères. L’équipe de France suis la dynamique de la place politique je pense. je commence par décrier que Deschamps en soi l’entraineur alors qu’il sort sortait d’une mauvaise saison avec Marseille. D’ailleurs , il a bien donné un titre à L’OM mais c’est pour ensuite mettre les meilleurs joueurs au cimetière s’il ne les chasse pas. le foot ne se fait pas avec le cœur tu dois certainement te rappeler de l’episode de Redondo avec l’entraineur argentin du moment (je ne me rappelle plus qui est ce!). je trouve Giroud très bien , mais il le snobe…

    1. chere Faty, je n’ai pas voulu mettre Ribéry dans l’équipe de Platini simplement parce qu’il n’aurait pas le niveau. Je voulais juste relever qu’il était l’un des meilleurs français actuellement et qu’il était absent. Oui, la France est très pessimiste et cela se ressent dans le foot également. Pour Deschamps, il n’a pas montré grand chose, j’ai toujours pensé que s’il était très bon la Juve l’aurait conserver aprÈs la remontée en serie A. Je suis gunner et je trouve Giroud très moyen quand il joue seul, mais lorsqu’il a des joueurs rapides autour de lui il devient trÈs bon car il sait jouer en une touche de balle et en pivot.

  2. Très belle analyse de la situation de l’équipe de France. Sauf que, dans tes rétrospectives tu aurais pu mentionner les plus beaux exploit des bleu face à la seleção: je pense à la finale de la Coupe du Monde 1998; ou aux quarts de finale de la Coupe du Monde 2006 en Allemagne. Serge, c’est des moments qui ont consacré la génération d’orée avec à sa tête Zizou, le génial.

    1. Michel, je voulais mentionner l’unique fois où la France est venu jouer au Brésil, c’est à dire en 1977, c’est la première motivation de l’article. AprÈs si tu veux parler d’un vrai match entre le Brésil et la France, le meilleur reste ce quart de final en 1986 au mondial mexicain que tu peux revoir en intégralité ici
      http://www.youtube.com/watch?v=5trI4xfd3Pc

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