Il était une fois au Maracanã

(Garrincha en 1962 - Crédit photo: pressens bild -Wikimedia Commons)

Le nouveau Maracanã est presque prêt  En juin, l’équipe de “Sa majesté” la reine d’Angleterre viendra y écrire une nouvelle page de l’histoire du football. Le temple du « sport roi » a pris trois ans pour être réformé avec à la clef un budget colossal à l’image de sa grandeur.

Pour le premier événement du nouveau Maracanã, les ouvriers qui ont aidé à refaire le nouveau stade étaient invités avec leurs familles à assister à un match de gala qui opposait « les amis de Ronaldo » – auteur d’un but somptueux – « aux amis de Bebeto ». La présidente Dilma Rousseff était également présente.

Le nouveau Maracanã a une capacité réduite à un peu moins de 70 000 personnes alors que l’ancien pouvait supporter plus de 150 000.

Le Maracanã est plus vieux que Pelé. En fait, la légende de ce monument du sport commença avec des Leonidas – l’homme qui inventa la bicyclette du football – et des Didi, mythique joueur du Real Madrid: El inventor de la “folha seca”.

Il est est aussi le symbole d’un des plus mauvais souvenir de l’histoire du sport brésilien; c’est là qu’en 1950 eu lieu le fameux maracanaço, cette cuisante défaite du Brésil (1-2) face à une sélection d’Uruguay qui commençait à écrire son histoire céleste.

Les brésiliens l’adorent et le haïssent en même temps. Sur ses pelouses, Zico planta ses 300 buts écrivant les plus belles pages de l’histoire de Flamengo – le club du peuple -. Récemment Adriano et Pechkovic y soulevaient la dernière coupe nationale du géant club Carioca.

Le mythique stade de Rio de Janeiro fut le temple du plus grand artiste du ballon rond, Mané Garrincha – l’étoile solitaire –, époux de la chanteuse Elza Soares; le seul joueur que les brésiliens placent devant Pelé au Panthéon du football.

Garrincha faisait rire les 200 000 personnes qui allaient voir ses dribbles en ces après-midis ensoleillés de Rio de Janeiro. Ses adversaires, eux ne riaient guère.

Que d’histoires ! C’est aux Neymar, Lucas, Oscar, Damião d’y ajouter des lignes. Ou peut-être aux Mario Gotze, Marco Reus et autres Marco Verratti… pour un nouveau maracanaço ?

Bonus d’Elza Soares ici et .

The following two tabs change content below.
Serge
Serge Katembera est congolais, diplomé en journalisme. Doctorant et chercheur en Sociologie des Nouveaux Médias à l'Université Fédérale de Paraíba au Brésil. Il est l'auteur d'articles publiés dans des révues académiques brésiliennes et internationales.

12 Commentaires

  1. Stade mythique! Les amoureaux du ballon rond, que je ne suis pas- en parlent avec des yeux gros d’admiration.
    Viens de partager ton blog dans le flux RSS de mon blog.
    Amitiés collègue

  2. J’aimerais beaucoup visiter ce stade, même s’il n’est plus le même qu’avant… J’apprécie beaucoup le football brésilien et assister à un match dans ce stade mythique fait partie vraiment de ce que j’ai envie de faire une fois là-bas. Vraiment sympas les photos d’archive.

Ajouter un Commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *