Liberace: au-délà du sexe, l’amour

http://en.wikipedia.org/wiki/File:Liberace.jpgLiberace, crédit photo: Alan Light - Wikimedia Commons
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Liberace, crédit photo: Alan Light – Wikimedia Commons

Article sans spoilers

Le dernier film de Steven Andrew Soderbergh, Behind the candelabra: my life with Liberace”, est simplement un triomphe. C’est un véritable film d’amour comme en voit rarement avec des acteurs au sommet de leur art.

Car Michael Douglas réussit peut-être le meilleur rôle de sa carrière, les critiques ne se sont pas trompés pour une fois. A l’heure l’uniformité de la pensée rendue possible à cause du numérique et des nouveaux médias qui semblent entonner les mêmes mélodies, à l’heure où l’on parle du déclin des critiques du cinéma, Liberace fait l’unanimité et à juste titre.

Au Brésil aussi, le film a été très bien réçu par la critique, gagnant notamment des éloges pour le travail de Matt Damon qui nous avait habitué à autre chose. On a l’impression de le revoir à vingt ans, adolescent en mal de vivre, rebelle et plein de talents.

Liberace est un triomphe qui doit tout à la vision du réalisateur Steven Soderbergh.

J’ai vu le film il y hier et il m’a laissé une forte impression; rarement Hollywood a produit un film qui parle d’amour avec autant de réalisme. Qui plus est une d’une intense relation homosexuelle entre deux personnages ayant chacun un fort caractère, quand en plus drogue et alcool s’en mêlent ça fait très mal.

Mais le film garde les pieds sur terre avec les hauts et les bas d’un amour authentique, la passion d’un couple normal (enfin, dans les proportions que l’on connait de Las Vegas) qui s’aime, puis commence petit à petit à se détester tant la monotonie et la jalousie pourrient l’ambience.

On aime avec les acteurs, on pleure pour leurs malheurs, on souffre quand ils échouent, on ressent une certaine compassion à les voir essayer de recoller les morceaux d’un amour qui va vite, qui file au rythme de VegasLiberace touche le fond de votre être si vous avez un peu de sensibilité en reste.

Ce film n’est pas sur l’homosexualité, je ne crois pas que cela fut le projet du réalisateur. A mon avis, Soderbergh voulait juste réaliser un film sur l’amour; peu importent les acteurs, ici, c’est la nature humaine qui est portée sur grand écran. Certainement le meilleur film de l’année.

 

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Serge
Serge Katembera est congolais, diplomé en journalisme. Doctorant et chercheur en Sociologie des Nouveaux Médias à l'Université Fédérale de Paraíba au Brésil. Il est l'auteur d'articles publiés dans des révues académiques brésiliennes et internationales.
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