Carnet d’une lectrice: «j’aime ton président, il y’a un mois j’etais là-bas (Congo)»

Quelques brésiliens à San Diego
Quelques brésiliens à San Diego

Quelques brésiliens à San Diego

Suite et fin du «carnet» de Nelly E., jeune diplômée en sciences médicales de la célèbre université de l’Etat de São Paulo, l’Unicamp (Brésil). Cet été, elle est partie aux Etats-Unis dans l’objectif d’y poursuivre ses études et pourquoi pas de paufiner son anglais. De prime abord, l’Amérique est une véritable claque, tant la vie y est radicalement opposée à tous ce qu’elle a déjà vécu jusqu’ici… elle nous livre ses impressions:

Waoh! Je ne m’attendais pas à tout ce que j’ai vu à San Diego, la ville est sensationelle et j’y retournerai pour mon master dans peu de temps car l’année académique ici aux USA commence au mois de Janvier 2014, cependant il est demandé à tous les étudiants internationaux qui ne viennent pas des pays anglophones de faire leur cursus linguistique et/ou de faire des examens Toefl ou Ielts avant de débuter leurs cours universitaires.

C’est une ville côtière au sud de la Californie et elle fait frontière avec le Méxique à tout juste 15 minutes de voiture et une heure en bus. Très aimé par le latinos et europeans à cause du climat agréable et à cause de ses plages, une dizaine en tout.

Bien connu par son histoire militaire avec la marine des Etats-Unis, la ville dispose d’une grande base navale. Alors là, je me rappelle que quand je suis arrivée ici j’ai dû voir pleins de bateaux et chars de combat traverser la mer et on a cru que ces munitions ‘‘pouvaient être utilisées en Syrie’’ , dans ce cas, elles devaient transiter par la mer méditéranée.

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Et aussi, ce n’était pas étonnat le premier jour dans un restaurant belge de rencontrer un colonel américain qui venait juste de retourner de la République Démocratique du Congo. Il a renversé son verre de bierre sur mon pantalon jeans et s’est excusé pour cet accident. Mais tellement curieux, il se décide de me poser la question Where are you from? et bien j’ai répondu que j’étais du Congo-kinshasa, alors il me dit,

« j’aime ton président et il y’a un mois que j’etais là-bas (Congo)».

Bref, cela veut dire qu’il n’est pas rare de rencontrer des «grands» ici, c’est-à-dire des grandes stars de la West Coast et personalités politiques à San Diego car c’est leur base; et surtout dans des milieux universitaires.

San diego se situe à 2 heures de Los Angeles que j’ai eu aussi à visiter lorsque je suis allée resoudre mon problème de visa au consulat brésilien et c’est là que j’ai rencontré une forte manifestation des américains, brésiliens, syriens et autres contre la guerre en Syrie dont j’ai pris des photos. A San Diego on retrouve une «foule» des méxicains et, à ma grande suprise, une forte communauté bresilienne bien installée et qui ne pense même pas retourner au Bresil. Certains sont étudiants ou touristes aussi qui sont venus grâce au programme Ciências Sem Fronteiras créé par l’administration Dilma.

Certains brésiliens que j’ai connu etaient coopératifs, sympas et transmettaient la même énergie qu’ils ont quand ils sont au Brésil, ils étaient accueillants. D’autres par contre étaient moins coopératifs, mais ceux-là qui ne s’ouvraient pas sont justement «les fils à papa».

Balboa Park de San Diego

Balboa Park de San Diego

A part les brésiliens, on retrouve aussi pleins des gens d’Arabie Saoudite, des chinois et coreans qui viennent étudier ici ou travailler. Alors ce qui a le plus attiré mon attention c’était de voir un faible taux d’africains à San diego et surtout dans les universités Californnienes. J’avoue n’avoir rencontré que trois africains qui venaient des différents pays du monde… ils ont aussi etudié à l’étranger comme moi et sont venus pour continuer leur master ou leur doctorat ici.

Sur la vie quotidienne de San Diego, il faut retenir que c’est une ville qui organise pleins des festivals et reçoit pleins d’étudiants internationaux sans complication. J’ai constaté que la majorite vient de la Chine, d’Arabie Saoudite, du Liban, du Vietnam ou du Méxique.

Ma façon de voir les choses a beaucoup changé et je pense que si nous voulons vraiment être un jour les leaders d’Afrique nous devons créer des opportunités qui nous permettront de figurer dans la cour des grands.

Le jardin botanique de San Diego

Le jardin botanique de San Diego

Au moins ici je ne m’ennuirai pas si je passais au cours de langue car ma future ville est très mouvementée et il ya pas mal des parcs à voir comme la, Jolla, Pacific Beach, Las americas, Coronado… Il y a le Museum of Art de San Diego, et pleins des Parks de diversion.

La Californie est l’un des Etats les plus propres des Etas-Unis car New-York m’a totalement deçu… alors mes amis, prions pour que je passe et puisse m’installer definitivement au sud de la Californie.

Sur le coût de la vie, je vous jure que si l’université ne collaborait pas avec les étudiants, tu peux vraiment craquer surtout pour nous qui venons des pays du «tiers-monde» car la vie est encore beaucoup plus chere qu’à Campinas (SP-Brésil) mais malgré cela tu as beaucoup d’opportunités pour t’en sortir… si tu maintiens très bien ton visa!!!

Pour terminer je dirais que dans la vie qui ne risque rien n’a rien, donc il faut toujours tenter sa chance même là où l’on pense que c’est impossible. Inchallah!!!

A bientôt…

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Lire la première partie ICI.

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Serge
Serge Katembera est congolais, diplomé en journalisme. Doctorant et chercheur en Sociologie des Nouveaux Médias à l'Université Fédérale de Paraíba au Brésil. Il est l'auteur d'articles publiés dans des révues académiques brésiliennes et internationales.
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