James Gandolfini, une mort annoncée

http://www.flickr.com/photos/zakmc/2040270328/sizes/m/in/photostream/James Gandolfini: photo by zak mc on Flickr.com
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James Gandolfini: photo by zak mc on Flickr.com

Je me préparais mentalement pour la journée de jeudi 20 juin, jour prévu pour la marche des 20 centimes à João Pessoa quand j’appris que James Gandolfini était décédé d’une crise cardiaque en Italie.

L’information venait calmer mes ardeurs tant le choc fut grand. Mais à bien y penser, cela était plus que prévisible. Je m’explique.

Ceux d’entre vous qui aiment les films portant sur les gangs américains ou la mafia ont dû voir le dernier travail de l’acteur sur grand écran dans Killing them softly. Le film est sorti au Brésil en 2013 avec à l’affiche un certain Brad Pitt. Excellent film surtout grâce à l’interprétation plus que correcte de Brad dans le rôle d’un tueur à gages au service de la mafia new-yorkaise. Il doit régler leur compte à deux soldati déserteurs qui ont volé un paquet d’argent appartenant au chef de la mafia.

Le film est d’autant plus intéressant qu’il plonge le téléspectateur dans le contexte de la crise américaine, une crise non seulement économique mais aussi politique. Brad Pitt – qui est mis en constante opposition avec un Barack Obama (mais je ne dirai pas comment) frustré par la crise – fait d’intéressants commentaires qui démontrent le pessimisme ambiant dans cette nouvelle Amérique. C’est surtout la dernière scène du film qui vaut le billet; dans une espèce de critique directement adressée aux « pères fondateurs » de la démocratie américaine, le personnage de Pitt lâche: “America is not a country, it’s a business. You’re on your own”.

 

On retrouve également Ray Liotta et James Gandolfini dans le casting. Mais dans ce film, la star de la séries américaine Les Sopranos montrait déjà quelques signaux de sa mauvaise forme. Physiquement, on pouvait remarquait ses quelques kilos de trop. Il faut dire que son rôle dans le film s’y prêtait assez, mais certains signes ne trompent pas. Une prestation discrète pour un acteur qu’on savait très talentueux notamment dans le style mafieux.

 

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Serge
Serge Katembera est congolais, diplomé en journalisme. Doctorant et chercheur en Sociologie des Nouveaux Médias à l'Université Fédérale de Paraíba au Brésil. Il est l'auteur d'articles publiés dans des révues académiques brésiliennes et internationales.

4 Commentaires

  1. Je n’ai jamais vraiment apprécié Brad Pitt comme acteur (enfin, dans les quelques films avec lui que j’ai vus), mais tu m’as donné envie de regarder le film dont tu parles. J’avoue que je n’ai jamais regardé les Soprano non plus, mais vu les réactions qu’a suscité la mort de James Gandolfini, j’aurais peut-être dû. J’ai donc ajouté tout cela à ma liste de choses à voir… un jour.

    1. Je t’assure que tu ne regreteras pas pour ce film en particulier. Brad a deux ou trois bons rôles dans sa carrière. je dirai que c’est un acteur correct. rien à voir avec sa femme 😉

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