Médecins cubains au Brésil: Sortez docteurs!

Crédit photo: Samuel Bendet, US Air Force Wikimedia Commons
Crédit photo: Samuel Bendet, US Air Force Wikimedia Commons

Crédit photo: Samuel Bendet, US Air Force Wikimedia Commons

Un ami brésilien qui est aussi judoka me pose soudainement une question bizarre: « Serge, que penses-tu des médecins cubains qui viennent travailler au Brésil? ». Mon Dieu! C’est quoi encore ça, me dis-je.

Ma réponse est aussi sêche que la stupidité de la question: « Et que penses-tu des dentistes brésiliens qui travaillent au Portugal? ». Car il faut savoir que les brésiliens sont des très grands professionnels de la médecine bucale, un talent qui est dû à la qualité de leurs excellentes facultés de odontologia. (à lire absolument)

Mais les brésiliens ont aussi la mémoire courte. Ils oublient vite qu’il n’y a pas si longtemps ce sont eux qui immigraient en Europe et en Amérique à la recherche des meilleurs salaires. Avec la croissance du pays, c’est normal que ces voisins américains, plus « pauvres », viennent tenter leur chance ici.

Il n’y a pas si longtemps que ça, je sortais d’un supermarché quand une femme arrête sa voiture à ma hauteur pour me demander si j’étais haïtien. A l’époque, 2 000 haïtiens étaient entrés illégalement dans le pays, pourtant le gouvernement leur avait accordé l’amnistie. J’avais donc deux motifs pour être soupçonné d’être un haïtien: j’étais noir et l’affaire était d’actualité.

Un problème de fond se pose au Brésil. Le gouvernement n’a aucun pouvoir de décision sur le nombre des médecins qui doivent sortir chaque année des universités. Le Conseil Fédéral des Médecins du Brésil (CFM) est aussi puissante que son équivalent américain, tout comme l’Association des Avocats des USA.

Il y a un énorme déficit de médecins au Brésil. (voir ici et )

La solution trouvée par le gouvernement de Dilma est alors d’importer près de 6 000 médécins cubains, un pays dévenu une référence internationale grâce à l’excellence de son système de santé publique.

Maintenant, cette affaire des médecins cubains soulève la polémique dans les médias. Il s’agit simplement d’attitudes xénophobes que je ne cesse de dénoncer sur ce blog depuis un moment déjà, un phénomène qui grandit dangereusement au Brésil.

Après les haïtiens, c’est au cubains qu’on demande de dégager. Por favor doutores, sortez!

Complément d’infos pour l’article: sur ce lien, plus de détails sur les enjeux et les forces en présence dans cette affaire.

The following two tabs change content below.
Serge
Serge Katembera est congolais, diplomé en journalisme. Doctorant et chercheur en Sociologie des Nouveaux Médias à l'Université Fédérale de Paraíba au Brésil. Il est l'auteur d'articles publiés dans des révues académiques brésiliennes et internationales.

37 Commentaires

  1. Une fois de plus, je ne peux m’empêcher de m’étonner (bien que tu en aies effectivement plusieurs fois parlé) des réactions de certains Brésiliens que tu dénonces. Cependant, ces problématiques de rejet de l’autre se retrouvent – malheureusement – dans de nombreux autres pays. Je me demande si c’est parce qu’elles sont plus importantes, ou si c’est juste du fait que l’on en fasse plus l’écho, mais quoi qu’il en soit, c’est vraiment préoccupant.

    1. merci de ton commentaire Mylène. Tu as raison , c’est un phénomène qui existe parfait. Mais il y a quelque chose d’assez dangereux qui se passe ici, les médias sont très conservateurs et alliés des partis de droite. alors ce qui se passe, c’est qu’ils disent à la population: ne vous plaignez pas, ici c’est moins pire qu’en Afrique. Ou alors ils prennent de haut tous les autres pays d’Amérique Latine et d’Afrique. Remarque, ils n’auront pas cette attitude envers les chinois qui ont un PIB supérieurs.

      1. Oui, au Brésil un immigrant fortuné sera évidemment mieux accueilli, mais il existe bien ici une certaine xénophobie, comme partout ailleurs. De plus, bien que le Brésil soit sans doute le pays le plus métissé au monde, le racisme n’a pas disparu pour autant, il serait à mon avis masqué par un certain mépris de classe, que j’ai souvent constaté à mon niveau. Car le Brésil est surtout une société de classe, et il suffit de regarder quelles sont les catégories les mieux représentées dans les couches les plus pauvres et les plus riches de la société pour constater que les choses évoluent peu dans ce sens.

        1. oui Nicolas, certainement. J’ajouterai que le rejet de ces médecins cubains se doit aussi à méfiance envers le régime cubain en soi. Quant à la société des classes, c’est vraiment le cas. on en reparle…

  2. Tu sais quoi. L’Afrique du Sud a lancé le même système important exprès les médecins du cuba. Je dis bien important parce que : l’histoire de salaire se traite entre les deux états et apparemment le médecin ne se retrouve pas dans les excellentes conditions financières à laquelle il s’attendrait… Cuba verse ce qu’il veut. Le médecin Cubain ne fait pas de concours en Afrique du Sud tellement sa cote est grande contrairement à nous pauvres africains : on écrit noir sur blanc, les médecins venant des pays en voie de développement ne sont pas encourager à exercer en Afrique du Sud et ceci malgré qu’il y ait un concours, une lourdeur administrative et une préparation financière pour barrières.

    1. j’ignorais cet aspect des choses, vraiment intéressant. donc, lá-bas ils jouissent de certains privillèges alors qu’ici on les discrimine. ce qui me pousse à croire que c’est effectivement une question de PIB

  3. C’est ridicule,toute cette histoire. Certains Brésiliens oublient peut-être que le monde d’aujourd’hui n’est qu’un petit village. Pour peu importe la raison,on aura toujours besoin de l’autre, surtout sa compétence.
    Merci de nous parler tout ça, Serge.

  4. je ne comprends jamais ce qui peut bien pousser à la xénophobie, au tribalisme et autres mais bon je me dis que ce sont des challenges de chaque société. mais ce sont des luttes inutiles car la question essentielles reste la compétence

  5. c’est très bizarre comme les réactions des gens ne sont pas les mêmes. Il y avait un certain nombre de médecins cubains à Tombouctou qui étaient considérés comme des blancs malgré la couleur brune de leur peau quand elle n’est pas carrément noire. Ils se contente de vivrent en communauté usant de certaines infirmières comme infirmière…

  6. * Pour les amis qui me lisent, je suis étudiant africain, je fais la médecine ici au Brésil.
    Mon ami Serge, cette histoire est très loin d’être une question de xénophobie parce qu’il y a plusieurs médecins étrangers qui travaillent ici, y compris nous africains. Je reviendrais sur ce blog avec tous les détails possibles sur cette affaire.

    1. Que la polémique ne soit pas qu’une question de xénophobie, je n’en suis pas certain. mais que le traitement des médias l’est, ça j’en suis sure. En plus Ben, le fait que des africains travaillent au Brésil ne veut pas dire que la xénophobie n’existe pas. c’est un peu comme dire que comme il y a des noirs au Brésil c’est donc que le racisme n’existe pas.

  7. xenophobe ou pas l´avenir de ces medecins sera d´une grande importance ici, je me rappelle avoir passé 2 mois avec une grosse douleur à l´oereille juste parce que le medecin était en congé et aucune infirmière ne pouvait me donner 1’antibiotique et j´ai dû attendre que le medecin rentre de son congé…en plus si le gouvernement fait appel à ces medecins c´est parce qu´il trouve la necessité.

    1. je suis d’accord, pour ça j’ajoute à la fin du texte un autre lien que j’ai trouvé aprÈs la rédaction de cet article, j’espère que Ben sera convaincu qu’il y a bien cet aspect des choses

  8. Je reviens pour éclaircir, si je peux le dire, certaines choses.
    Comme nous le savons, dans tout pays sérieux, quand un étranger ou même le propre fils du pays vient avec diplôme obtenu à l’exterieur (Exception faite pour les programmes bilatéraux entre gouvernements), il DOIT passer un examen (test) pour la validation de ce diplôme. Au Brésil, existe ce qu’ils appelent « REVALIDA » (examen théorique et pratique), non seulement pour les étrangers, mais aussi pour les brésiliens qui étudient à l’étranger pour compte propre. C’est ici que réside le problème d’importer ou pas les médecins cubains. Le taux de reussite est trop bas, l’année dernière 14%, les cubains se sont retrouvés avec les pires ponctuations. Le gouvernement brésilien veut que ces 6.000 médecins cubains travaillent sans, pour autant, passer par une validation. C’est ça le noeud du problème, contesté par toute la classe médicale d’ici et, selon moi, ils ont raison parce que tu ne peux pas entrer dans un pays, que tu ne maitrise pas la réalité (exemple : maladies tropicales) pour exercer la médecine sans une avaliation adéquate. C’est bien beau dire que la population de l’interieur a besoin de médecin, patati patata, mais que fera ce médecin là où il n’y a pas une infrastructure adéquate ?, sans ambulance, là où une simple radiographie prend 2-3 semaines pour sortir ? Ça c’est la vieille médicine, la vielle conception de choses : Avoir simplement un médecin avec sa blouse blanche et stétho au cou, sans les conditions minimes de travail.
    Le problème du Brésil ne situe pas au nombre de médecin, mais plutôt à une distribution mal faite de ces médecins. La presse parfois exagère, je le confirme que ce n’est pas une question de xénophobie ou discrimination.
    Le système de santé du Brésil (gratuit), qui est de loin superieur à plusieurs pays africains ou non, a aussi ses problèmes sérieux à améliorer.

    1. Ben, le système de santé brésilien est une référence même pour les européens. Pour avoir abordé le sujet avec un ami de Montréal je sais que là bas aussi c’est gratuit et ils ont également un probléme avec les files d’attente. A propos de la validadtion des diplomes, je te rappelle qu’il existe ce qu’on appelle la diplomatie multilatérale mais également une diplomatie bilatérale. Dans ce dernier cas, les accords sont faits entre deux pays et parfois sous forme d’exception. Exemple: les étrangers doivent présenter un visa avant d’entrer au Brésil sauf les lusophones et les chinois (pour des raisons commerciaux). Il y a pleins d’exemple. En plus, l’expérience des medecins cubains n’est pas la première au Brésil, elle fonctionne bien ailleurs où ils sont reconnu pour leurs compétences (lis le dernier lien de l’article).
      Il y a effectivement une lacune de méecin mon cher, il suffit de faire la comparaison partant du nombre des médicins et faisant un croisement avec la population (ensuite vois les normes de l’OMS). La compétence des médecins cubains ne se discute même pas, je me risque meme à dire qu’ils sont meilleurs que les médecins brésiliens.
      Enfin, sur les manifs que l’on peut voir dans tout le pays en ce moment des jeunes étudiants (manipulés) et professeurs, on sait bien qu’ils veulent maintenir leur privillèges de classe média alta. Tu ne nieras pas que les médecins brésiliens sont en majorité issus des familles riches, privillégiées et blanches.
      Ils ont peur de n’importe quel changement. La venu des médecins cubain n’est pas la solution définitive mais c’est vraiment un paliatif.
      Pour finir, j’ai ami, docteur en archéologie de l’université de Grénoble, tu sais combien de temps ça lui a pris pour faire valider son diplome? 3 ans! Qui fait la validation? les universités et particulièrment les cours… donc, si les médecins ne veulent pas d’étrangers ils ne validerons pas leurs diplomes.

  9. Une chose étrange est que le gouvernement brésilien a annoncé de faire venir des médecins espagnols, portugais et cubains au Brésil mais la discordance et le soulèvement des idées se posent que à la venue de médecins cubains alors pourquoi? si ce ne pas une sorte des préjugés, discriminations ou encore de la xenophobie de leur part. Je sais bien que l’une des principales réclamations des medecins bresiliens se base sur la validation automatique de diplome cubains mais nous n’avons pas vu le gouvernement bresilien confirmer que ces medecins allaient venir sans pour autant passer par un test bien au contraire ya pas longtemps le ministre de la santé avait dit que tout les medecins etrangers allaient passer par un test de validation de connaissances acquises. Et aussi le Brésil n’est pas le seul pays au monde qui va importer les medecins cubains il ya l’espagne, l’angleterre et meme le portugal qui ont commencé a importer ces medecins cubains pour aller travailler chez eux et ils ont subi un test la-bas et le taux de reussite etaient plus elévé comparant avec celle du Brésil. Il ya un article publié par Veja ou Epoca qui montre que en 2012 l’examen de revalida n’a approuvé que 20 medecins cubains sur le 183 qui sont venu faire cette Evaluations au moment où dans d’autres pays ils sont retenus en masse alors lá on se pose la question est ce que réellement ces medecins etrangers sont réellement évalués comme il le faut? J’ai deja eu a participer ici a L’Unicamp aux examens pratiques des bresiliens qui ont etudier a l’exterieur du pays mais les questions qu’on leur pose sont absolument déraisonables; par exemple demander a un medecin de famille de te dire tous les details anatomiques du Cou au moment oú seul un specialiste chirurgien de la tête et du cou qui peut te repondre cela donc on te montre combien on veut meme pas te recevoir au lieu de lui poser comment traiter une diarrhé ,la verminose, hipertension, diabetes et autres chose qu’un medecin de famille doit savoir et non pas chercher midi a 14 heures pour juste le voir echouer. Meme pour nous africains lá je prends le cas des angolais qui viennent souvent ici dejá medecin et veulent pratiquer leur profession ici mais c’est la debandade vues les questions auxquelles ils ne pourront meme pas poser a un bresilien car il ne saura meme pas y repondre. J’attends encore les reactions des mes amis cubains que j’ai connu ici au brésil lors d’un projet academique et lorsqu’ils vont me repondre j’irai posté ici! voila ce que j’avais a dire!!!!

  10. Nelly, ils ont annoncé la venue des médecins d’Espagne, Portugal oui, mais ils vont commencer en premier lieu avec ces 6.000 médecins cubains; si la classe médicale se soulève parce que le gouvernement a annoncé qu’ils vont travailler pendant 3 ans en même temps étudieront pour faire REVALIDA, les retenus resterons ici et les non ne pourront pas travailler, une chose et son contraire? vont travailler et si ne passent pas ne pourront….Je vais t’envoyer une épreuve écrite de REVALIDA, lis et tente de résoudre, après dis-nous s’ils exagèrent.
    Serge, si les cubains sont reconnus partout dans le monde, pourquoi ne peuvent-ils pas mettre fin à cette discussion en faisant le test d’évaluation? Si un simple pays comme le Paraguay ne reconnait pas le diplôme cubain,n’avons-nous pas droit d’en questionner? Dire que les médecins cubains sont meilleurs que les médecins brésiliens n’est que ton opinion, regarde seulement la liste des meilleures universités du manode ( enseignement ou publication) tu auras la réponse.La question de classes sociales, tu n’as pas tort, mais c’est un autre sujet. Si je suis sûr da ma capacité, j’aurai jamais peur d’être tester car je ferai montre de quoi je suis capable, qu’ils acceptent le test.
    !!! Mais une chose se cache derriere tou ça: LA POLITIQUE. La raison du plus fort est toujours la meilleure comme le dit LA FONTAINE.

    1. Mais Ben est ce que les cubains ont refusé de faire ce test? la polémique règne ici au Brésil pas au Cuba. Même ici au Brésil, les médecins échouent à cette REVALIDA, ils ne se sentent pas aussi bien préparés pour faire cet examen.La revue the New England journal of medicine , l’une de revue de medecine le plus respecté au monde a publié un article sur la medicine au Cuba et voici le liens ça date pas de longtemps:http://www.nejm.org/doi/full/10.1056/NEJMp1215226

  11. Et une chose que tu n’as pas souligné ici Serge, les salaires de ces médecins iront directement entre les mains du gouvernement cubain (Communiste) qui les payeront ensuite même pas la moitié de ce qu’ils méritent, travail-esclave?

    1. pour ce qui est de leur salaire, le gouvernement cubain le reverse dans les investissements santé publique, ce qui fait qu’ils sont les meilleurs au monde comme le dit l’OMS, Save the Children, etc. tu peux le voir sur ce lien http://www.brasildefato.com.br/node/12908

      Tu parles de test, je te comprends, mais il le feront en quelle langue? en portugais? normal que le résultat ne soit pas si probant. Et n’oublie pas, il s’agit avant tout d’accords bilatéraux. je te rappelle que le gouvernement du Paraguay est issu d’un coup d’état de la droite (allié des USA) en 2012. Donc leur oposition à Cuba ne me surprend guère.

  12. wow Serge, on peut dire que cet article soulève un débat incroyable ! Je pense que c’était ton objectif, ouvrir le sujet à la réflexion. Comme je te disais, il semble y avoir plus de données que nous ne maitrisons pas encore clairement dans cette affaire.
    La remarque que je voulais juste apporter, c’est que dire que les médecins cubains sont les meilleurs du monde, ça c’est pas vrai. Le système médical cubain est la mieux organisée du monde, ça c’est très vrai. Il y a une nuance. Un système médical tient beaucoup dans l’organisation de la santé publique qui est applicable aussi en fonction du contexte. C’est à dire, que ceux qui ont établi le système médical cubain ont bien étudié ce qui marche le mieux pour eux et donne le plus de résultat. Dire que la majorité des médecins cubains pris individuellement sont meilleurs que les brésiliens -et encore dans un pays qui n’est pas le leur- je trouve que c’est trop s’avancer dans des estimations incertaines, parce que là ça relèverait de la compétence technique de chaque médecin, et là ce ne sont que des examens qui pourront dire qui est meilleur que qui.
    Il y en a des médecins cubains en Afrique du Sud et au Swaziland mais pris individuellement, ils ne sont pas si extraordinaires que ça. D’où la nuance entre système de santé et compétence technique.

  13. Et j’ajouterai aussi que tout comme au Brésil, les médecins cubains travaillant en Afrique du Sud, à cause des accords passés entre gouvernements n’ont pas besoin de faire un examen de validation alors que nous les africains « issus de pays en voie de développement » comme ils l’ont si bien écrit ne sont pas « encouragés » à se présenter pour les examens d’équivalence en Afrique du Sud. Les ressortissants de la SADEC comme les congolais, n’ont même pas l’autorisation de se présenter sauf s’ils ont un statut de réfugiés. Ils disent ne pas vouloir drainer les cerveaux africains hors de leur pays, qu’en est il des cerveaux cubains ? Et comme il y a une très grande lacune en nombre de médecins et en aussi en terme de répartition en Afrique du Sud, ont-ils vraiment le choix ? C’est aussi donc frustrant de voir que cette discrimination en fonction des pays, même quand il y a un système d’examen mis en place.

    1. voilà ce que je fesait remarquer à mon ami Ben, qu’il s’agit d’accords bilatéraux entre pays, ce qui est tout à fait légitime. Mais , Nath, demandes-toi pourquoi la clameur contre les cubains et non pas contre les espagnols et les portugais qui viendront également par le meme programme? voir le lien suivant:
      http://www.viomundo.com.br/politica/pedro-saraiva-sobre-a-vinda-dos-6-000-medicos-cubanos.html
      Ensuite, sur l’argent qui va dans les coffres du gouvernement, c’est juste le regime communiste cubain qui le veut ainsi. on peut toujours en débattre, et même faire la comparaison avec le système de santé britanique à l’époque de la « Dame de fer »… paix à son âme!

      1. « Mais , Nath, demandes-toi pourquoi la clameur contre les cubains et non pas contre les espagnols et les portugais qui viendront également par le meme programme? »
        ok, je prends connaissance grâce à toi. C’est une remarque pertinente !!!

  14. la France est le premier pays du classement de l’OMS et de loin , en France il y a un système qui s’appelle le samu c’est l’hôpital qui vient au malade , les études de médecine en France sont très difficiles et longue surtout pour les spécialistes
    en vous lisant des médecins français seraient aduler au Brésil reçu comme des rois
    et bien en France il y a aussi des régions ou il n’y a pas assez de médecins en particulier à la campagne , dans les hôpitaux en France il y a de bons médecins étrangers mais pas payer comme les médecins français , ces médecins étrangers doivent refaire toutes leur études parfois pour être reconnu en France imaginez la chose
    les travailleurs sont en concurrence pas les médecins
    lorsque qu’un étudiant d’un pays pauvre à fait ses études de médecine en France il peut travailler partout pratiquement dans le monde avec son diplôme qui a une autre valeur que s’il fait ses études dans son pays
    en France un médecin à l’obligation de soigner un patient même s’il n’a pas d’argent il prête serment , es ce le cas partout dans le monde ? c’est ça la question
    un médecin cubain c’est la même chose il y a aussi une question d’éthique
    après il y a aussi les moyens techniques

  15. les médecins cubains pourraient arriver en France dans n’importe quelle région ils sont bien intervenu au Paquistan après un tremblement de terre , en Haiti
    à Cuba il y a des instituts de recherche médicale , notamment tropical Cuba est un pays tropical aussi
    certains étudiants cubains font des études en Europe , en France quand c’est possible mais Cuba n’est pas prioritaire dans l’obtention de bourses , il y a aussi des étudiants des états unis en médecine à Cuba des étudiants qui ne pourraient se payer de telles études dans leur pays il y en a une centaine

Ajouter un Commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *