Ces films qui restent, ces phrases qui restent

1. Le seigneur des anneaux: J’aime la scène de la mort de Boromir qui est d’ailleurs devenue un classique, Boromir’s death scene. C’est un film sur le courage, l’amitié, l’espoir, la guerre et la paix. L’univers de Tolkien condensé en plus de 10 heures d’un film qui détient le record d’Oscars remportés pour une trilogie. J’ai largement parlé de Tolkien sur ce blog.

2. La vie des autres: Un film sur le totalitarisme, l’art et l’amour… Trois phénomènes qui sont essentiellement de l’ordre de la passion même si le premier tente de la supprimer à tout prix. Ce film montre le conflit personnel d’un poète allemand qui vit en Allemagne de l’Est, plutôt apprécié par l’élite du parti, il voit ses proches mourir les uns après les autres, et pourtant il prétend rester neutre… « Si vous ne prenez pas partie, alors vous n’êtes pas humain », cette phrase fera-t-elle qu’il change d’avis?

3. Dans tes yeux: Ce film est pour tous ceux qui ont laissé échapper l’amour de leur vie, c’est-à-dire, tout le monde. Je n’hésite pas une seconde à affirmer que c’est l’un des trois meilleurs films à mon sens. Il porte sur plein de choses mais jamais de façon superficielle  les limites de la justice, l’autoritarisme en Amérique Latine particulièrement en Argentine, l’amour, l’espoir et le recommencement d’une histoire perdue; sur le football?… On ne change pas sa passion, en somme… De Juan José Campanella.

4. Casablanca: Ingrid Bergman est l’une des plus belles actrices de l’histoire, cela suffit pour aller voir le film, ou le louer en moins que vous n’ayez à côté de chez vous un cinéma à tendance retro. J’en doute fort… C’est aussi le film des phrases qui restent: « We’ll always have Paris« , « We’ll never leave Casablanca » ou « This time I know our side will win« .

5. La vie est belle: Papa Wemba est une star incontestable de la musique mondiale, mais ses talents d’acteurs ne sont pas très connus du grand public. Ngangura Mwenze et Benoît Lamy retracent les débuts d’un artiste hors norme qui tombe sous le charme de la belle Kabibi, tant pis pour sa carrière musicale.

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6. Pour qui sonne le glas: j’aime le film parce que j’adore le livre qui est sans aucun doute l’une des plus belles œuvres de la littérature américaine. For Whom the Bell Tolls de Ernest Hemingway est un roman sur la guerre civile espagnole, l’une des période les plus problématiques et marquante de notre histoire contemporaine; c’est en Espagne que les desseins du XX° siècle se sont joués. Toutes les idéologies politiques du siècle passé se sont cristallisées dans la Guerre Civile espagnole… Si le film est magnifique – avec Garry Cooper et Ingrid Bergman – le livre est simplement génial. Si tant est que la génialité puisse être simple…

7. Flashbacks of a fool: le tube – classique – de David Bowie et Bryan Ferry (Roxy music)  a parfaitement été choisi pour ce film dont Daniel Craig est la tête d’affiche. Star en décadence décide de regagner son pays l’Angleterre après près une fuite de plus de vingt ans. Que retenir du film? Cela dépend de chacun. Pour ma part, c’est la phrase suivante: « Il faut avoir du courage pour rester au même endroit« 

8.  Quanto vale ou é por quilo: j’ai déjà parlé de ce film sur ce blog. En fait , je l’ai découvert moi-même il y a à peu près deux ans lors d’une activité à laquelle j’ai pris part dans le cadre d’un groupe de recherche sur le cinéma et les sciences humaines. Nous discutions les rapports entre les « races » au Brésil, les politiques de quota; naturellement, mon professeur – celui qui oriente également mon travail de conclusion de cours – a recommandé ce film de Sérgio Bianchi pour une session publique à l’université.

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9. Adieu ma concubine: Homosexualité en Chine, révolution culturelle et autoritarisme en marche, autant de thèmes explorés dans ce film assez polémique tout de même. Mais le plus important pour moi, c’est de cerner l’importance de l’esthétique dans la culture chinoise, de relativiser les contradictions internes qu’un tel pays – de part son immensité – peut offrir au monde. J’aime particulièrement les couleurs toujours vives dans les films chinois.

10. Le parrain: Il y a tout dans la trilogie de Francis Ford Coppola, je dis bien tout! Personne n’a jamais décrit la mafia sicilienne de cette façon, je crois même que personne ne le fera jamais. Il est presque impossible de séparer réalité et fiction dans ce film qui est d’ailleurs très intéressant puisqu’il permet de comprendre en partie le fonctionnement des coulisses hollywoodiennes. Par exemple, dans la troisième partie de la trilogie ont y retrouve trois générations de la famille Coppola distribuées dans des rôles parfois banals et parfois importants. On peut ainsi voir le père de F.F. Coppola jouer du piano dans un théâtre, ou sa tante dans les rues de News York, sans parler évidemment de sa sœur dans le rôle de Connie Corleone (Talia Shire), ou de sa fille Sófia Coppola qui forme une paire romantique avec la star Andy Garcia.

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Serge
Serge Katembera est congolais, diplomé en journalisme. Doctorant et chercheur en Sociologie des Nouveaux Médias à l'Université Fédérale de Paraíba au Brésil. Il est l'auteur d'articles publiés dans des révues académiques brésiliennes et internationales.

10 Commentaires

  1. Ce billet est digne d’un cinéphile avisé. En fait, je ne suis pas trop branché cinéma, mais je rappelle avoir regardé le seigneur des anneaux. C’est vraiment intéressant comme long métrage.

  2. c’est drôle mais j’ai regardé encore une fois « La vide des autres » la semaine dernière et à chaque fois c’est une telle émotion!
    Toujours un plaisir de relire tes critiques et tes conseils Monsieur Cinéma !

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