Tolkien, The Hobbit et une passion

Seigneurs des anneaux
Je ne sais pas pour le pays où vous habitez, mais la sortie au cinéma de la première partie de la trilogie de Peter Jackson est l’un des événements culturels de ce premier semestre 2013 au Brésil. The Hobbit est un vrai blockbuster à l’image de son prédécesseur Seigneur des anneaux.

Vous n’imaginez pas la passion que déchaine le nom de John R. R. Tolkien chez les brésiliens, moi-même je n’y échappe pas. Certes ma passion, je l’ai depuis le vieux continent africain, ça ne me genait pas de me taper neuf heures et démie de cinéma, plongeant dans l’univers de la Terre du milieu.

Comme disait l’autre, une passion, c’est une passion et on ne la change pas (Pour ceux qui n’ont pas regardé El secreto de tu ojos – Dans tes yeux –  de Juan José Campanella, à vos vidéothèques!).

Oui! Donc, les livres de Tolkien et les adaptations de Peter Jackson, c’est ma passion. Je suis exactement comme des millions d’individus d’ici et là.

Tolkien, c’était un esprit transversal. Comment peut-on apprendre seize langues et en inventer au moins trois, dont l’elfique? Ce professeur anglais né en Afrique du Sud en était bien capable. C’est naturel qu’il soit devenu une icône même au pays de la samba. (voir aussi ce site)

Ces créatures simples et faibles comme nous

Je suis tombé sur une revue littéraire – Filosofia –  qui dresse le portrait philosophique de Tolkien et de son oeuvre en passant par des petites histoires fouillées dans la vie de cet écrivain dont l’existence fut assez tragique.

Il paraît que l’inspiration de l’histoire de la Terre du milieu lui est arrivé alors qu’il corrigeait les examens de ses étudiants. Alors qu’il s’ennuie à la lecture des reponses de ces derniers, il tombe sur une page blanche, vide, neutre… blanche. Quel bonheur songe-t-il, et il attribue une bonne note à l’étudiant lui laissant une petite phrase en passant: « Dans un trou creusé dans le sol vivait un hobbit« .

- « Je ne sais  pas pourquoi. » dira-t-il plus tard.

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(le remarquable acteur britanique Martin J. Freeman)

Mais c’est exactement à cet instant là que lui vient à l’esprit le projet de racontait l’histoire des hobbits. Et tant mieux pour nous.

Les hobbits ne sont pas des héros herculiens ou des Don Juan pour lesquels les femmes tombent de passion; loin s’en faut. Ce sont des gens simples, sales, bêtes parfois et faibles. Moi ce qui me passionne chez un Frodo Sacquet, c’est qu’après avoir porté l’anneau, il perd toute son humanité, il devient un incompris même parmis ses plus proches amis. Qui n’a jamais ressenti cela à moment de sa vie? je me le demande.

Etre un étranger chez soi, c’est justement cela qui transforme une simple créature en un héros complexe et mythique. Vous voyez pourquoi Meursault est désormais une légende?

La simplicité des hobbits est aussi le grand secret de leur succès puisqu’ils se rapprochent assez de ce que l’on qualifierait aujourd’hui comme étant le style de vie d’une classe moyenne moderne.

 Le hobbit a souvent peur, un peu comme une personne habituée à sa petite vie provinciale qui se retrouve subitement dans Paris ou São Paulo.

 

 

 

 

 

 

 

La frontière entre la réalité et le rêve (ou le mythe) est très courte; ainsi la Terre du milieu reflète les grandes métropoles dans lesquelles nous vivont, ces société de risque qui sont les nôtres.

Tolkien est vite devenu catholique après la mort de sa mère qui fut rejetée par sa famille majoritairement protestante (baptiste), plusieurs spécialistes de son oeuvre identifie en elle une forte influence de la philosophie et de la doutrine chrétienne. Le juriste brésilien Ives Gandra Martins Filho - un autre fan – voit les aliments que les elfes offrent à la Communauté de l’anneau comme le « pain des anges » et « l’aliment des pèlerins » – panis angelurum , cibus viatorum.

Enfin, ne prenez pas tout ça au sérieux, c’est juste ma bonne vieille spéculation qui est en marche.

11 réflexions au sujet de « Tolkien, The Hobbit et une passion »

  1. Ah oui je ne le prends pas au sérieux? Mais, non, je viens de découvrir les livres de Tolkien et les adaptations de Peter Jackson. Vraiment Serge,les hobbits? Je ne comprends pas trop ce que c’est. Merci de m’avoir fait redécouvrir Peter Jackson. Des films quoi…

    • @ Josiane,
      Tu as pu avoir accès aux livres? mais quelle chance ma chere! bem, les hobbits viennent de l’imagination de Tolkien, mais je crois qu’ils simbolisent la force de petites choses; les choses simples peuvent transformer le monde plus que les grandes.
      Moi, je suis addict…

  2. Merci serge de nous faire partager si souvent ta passion du cinéma; je me rappelle encore du roman « seigneur des anneaux » dont j’avais commencé la lecture pour finalement ne l’avoir pas terminé.Pour le film je l’ai jamais regardé, en raison notamment des mon emploi du temps, et je le regrette beaucoup. Sinon je ne manque pas de regarder les series B américains et les télénovas bresiliens. j’espère qu’avec toi je peux me retrouvé dans la cinéphilie d’autant plus que la sagesse est entrain de me gagner doucement. Donc je pourai plus me faire du temps pour les films. Très bonne critique de ce film en tout cas.

  3. Je suis moi-même très fan de Tolkien et des adaptations de Jackson.A tel point que j’ai largement cité Tolkien et la démarche dans son oeuvre au CAPES de Créole, l’an dernier. Un succès, lol.

  4. Ping : Ces films qui restent, ces phrases qui restent « Carioca Plus

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