Les héros de Rio 2016

Les athlètes paralympiques brésiliens accumulent les bons résultats depuis les JO de Beijing 2008 et ont répété la dose à Londres 2012. Si les américains ont Michael Phelps, les brésiliens ont bien leur Daniel Dias national; cet athlète qui  avait raflé 11 médailles d’or aux jeux parapanaméricains de 2007. Ce n’était que le début pour ce nageur né sans pieds et et sans mains. A Beijing, comme un air de déjà-vu, c’est Daniel Dias et non Phelps que l’on vit remporter 4 médailles d’or, 4 d’argent et un dernier de bronze quelques semaines plus tard.

Qui aurait pu le croire? Et pourtant, quand j’étais jeune on me parlait du plus grand joueur de football de tous les temps, un certain roi pelé. Toute sorte de mythes étaient racontés à son sujet, comme celle qui disait qu’il aurait marqué un but lors d’un match qui opposait le Brésil et une équipe indienne à mille joueurs. A l’époque, c’était tout ce qu’un jeune congolais pouvait savoir sur le Brésil, et occasionnellement, que ce pays possédait la plus grande forêt de la planète qui reléguait la RDC à la deuxième place (grace à sa forêt équatoriale). Ensuite, il y a eu le film Anaconda. Et quel film! Holywood se chargeait de créer l’image d’une Amérique Latine exotique semblable  à un jardin d’Éden où l’on pouvait aussi trouver des monstres venus d’un roman de Jules Vernes.

Mais, les choses ont changé depuis ce temps. Le monde découvre un autre pays modèle de developpement et de croissance économique, rêve de tous les investisseurs internationaux.  Le Brésil est maintenant la sixième économie mondiale et compte avec le cinquième plus grand marché interne devant la France. Ce succès économique touche à tous les domaines de la vie brésilienne, spécialement au sport, et pas seulement au football.

Aux JO de Londres les athlètes paralympiques ont atteint une marque historique en remportant pas moins de 43 médailles dont 21 d’ or, 14 d’argent et 8 de bronze figurant ainsi à la séptième place au tableau général des médailless. Personnellement j’ai une grande sympathie pour ces athlètes paralympiques. Les médias ne parlent pas assez d’eux et pourtant ils sont aussi forts que leurs collègues stars des autres sports tel que Cesar Cielo le monstre sacré de la psicine recordman des 50 mètres à Beijing qui s’entraine depuis des années aux Etats-Unis à côté d’un Serge Busquet, champion de la natation française.

Le Comité Paralympique Brésilien (CPB) a compris qu’il faut investir sur ces sportifs peu connus des médias mais à la dédication infinie et qui ont déjà montré leur valeur. Les préparatifs vont bon train aussi bien sur le plan des infrastructures avec par exemple la construction de l’autoroute transcarioca, que sportif. Rio de Janeiro s’apprete à voir les exploits des ses dieux paralympiques, un privilège que les chinois et les londoniens étaient seuls à connaitre. Vivement Rio 2016!

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Serge
Serge Katembera est congolais, diplomé en journalisme. Doctorant et chercheur en Sociologie des Nouveaux Médias à l'Université Fédérale de Paraíba au Brésil. Il est l'auteur d'articles publiés dans des révues académiques brésiliennes et internationales.
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1 Commentaire

  1. l’heroisme des athletes paralympiques est une grande preuve de la grandeur de Dieu… ca me fait vraiment plaisir de voir comment ces sportifs paralympiques font de leur difference une qualitE enorme

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