L’Amérique ne donnera plus de leçons

Les élections présidentielles américaines font la “une” de tous les médias internationaux alors que les politiciens du pays de l’oncle Sam ne fond rien pour mériter cette attention. Nous sommes là face à un phénomène qui rélève de l’habitude plutôt que de la nouvauté.

D’abord, nous avons eu droit au spéctacle des primaires républicaines où des candidats auto-destructeurs se chargeaient eux-même de décider à la place des électeurs, libérant ainsi la voix pour une candidature du modéré Mitt Romney. C’était bien un modéré il y a quelques années. Mais il n’a pas resisté longtemps à la pression des conservateurs du Parti des républicains. Donc, les républicains avait le choix entre plusieurs candidats qui ressemblaient plutôt à des caricatures des uns et des autres. Dans un tel scénario, Mitt Romney a su se faire une place. D’autant plus que l’ancien gouverneur du Massachussetts (ce qui n’est pas peu de chose) pouvait être fière de vanter ses méritent en tant que ex-premier citoyens d’un vaste Etat.

L’Amérique qui a surpris le monde en élisant le premier noir à la Maison Blanche offre le spéctacle d’une élection prévisible qui met en cause la qualité même de sa démocratie. Car, dans une démocratie les élections ne sont pas présibles. Le mérite – et la nature – d’une élection démocratique est que personne ne peut en prevoir le résultat. Or, il est clair que le président Obama sera réelu pour un deuxième mandat. Encore heureux, dira-t-on! Compte tenu de la tendance béliqueuse de Mitt Romney depuis qu’il a cédé aux appels des plus conservateurs de son parti, allant jusqu’à renier son propre “Romneycare”, ce programme de santé universel copié du modèle israélien (et même brésilien). Romney n’a jamais été l’extremiste que l’on nous peind. Sa transformation doit en surprendre plus d’un dans l’Etat du Massachussets. Cela démontre aussi la gravité de la crise démocratique qui sévit en Amérique. Le Parti des républicains n’a pas été à la auteur des enjeux du moment: tant nationaux qu’internationaux. Il n’ont pas pu se renouveller après le passage marquant de George W. Bush. Les démocrates eux l’ont fait.

Enfin, 2012 ne sera pas l’année d’une élection passionnante au Etats-Unis. Toutefois, les deux partis se sont arrangés pour nous montrer l’image d’une Amérique polarisée entre deux visions dominantes. Pour la première fois de leur histoire, les américains ne choisiront pas entre deux candidats, entre deux hommes aux qualités rares; mais ils auront le choix entre deux perspectives du monde. Ils auront le choix entre “deux Amériques”. Obama n’en est pour rien. Ce sont plutôt les républicains qui ont mal lancé les dés. Les américains ont surpris le monde en 2008, ceci n’est pas pret d’arriver en 2012. Comme quoi, les choses changent en quatre ans.

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Serge
Serge Katembera est congolais, diplomé en journalisme. Doctorant et chercheur en Sociologie des Nouveaux Médias à l'Université Fédérale de Paraíba au Brésil. Il est l'auteur d'articles publiés dans des révues académiques brésiliennes et internationales.

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Serge Katembera est congolais, diplomé en journalisme. Doctorant et chercheur en Sociologie des Nouveaux Médias à l'Université Fédérale de Paraíba au Brésil. Il est l'auteur d'articles publiés dans des révues académiques brésiliennes et internationales.

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